Les fantaisies de la Sirène

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samedi 17 février 2018

Petite anecdote du samedi matin

Bonjour,

samedi dernier, mon mari revient avec du pain frais de la boulangerie et le journal avec le supplément télé. Cela fait bien longtemps qu'il ne m'avait acheté le journal ce jour là, donc aussi longtemps que je ne m'étais pas essayé à la grille de mots croisés de Michel Laclos.

Pourtant c'est une grille que j'ai remplie pendant longtemps car j'en appréciais beaucoup les définitions aux multiples possibilités assez subtiles parfois.

Donc petit déjeuner avalé, me voilà crayon à la main prête à remplir les cases. Ouh ... cela n'a pas été aussi facile que je le pensais. Un "S" par ci, deux ou trois lettres par là. Cela n'avançait guère. Oh une définition pour un mot long en plein milieu : 13 horizontal : responsables de nombreux rapports. Je réfléchis ... et oh ... et j'inscris "mathématiciens". Toute contente, je poursuis mais sans plus de succès. Je passe à la verticale, peut-être cela va-t-il me débloquer quelques mots. Mais au 18 vertical, là dernier e de "mathématiciens" me pose problème, puis c'est le "n" au 19 vertical. Bon tant pis me dis-je je le reprendrais demain.

La semaine a été bien remplie et je n'ai pas eu beaucoup de temps pour m'y replonger. Tant pis me dis-je ce matin, je vais passer chercher le journal en faisant ma marche à pied.

Le boulanger me donne ma baguette et me dit en me tendant le journal "le supplément TV n'a pas été livré. Je vous donne un ticket pour que vous puissiez le récupérer demain". Oh non, me dis-je ... je n'aurais pas ma solution aujourd'hui ... pourtant cette définition me turlupine et surtout j'aimerais bien débloquer aussi les 1 horizontaux et verticaux et aujourd'hui j'avais pile un bon moment pour m'y plonger, alors que demain ... ça va être juste. Alors la gourmande que je suis s'est offert un petit plaisir à déguster cet après-midi en tête à tête : un kouign des Gras.

 

Kouign des Gras :

Le kouign (mot breton signifiant gâteau ou brioche ; parfois traduit par cuigne) est une catégorie de pain doux ou gâteau à la levure, spécialité régionale dans le sud du Finistère. Il aurait été inventé par un artisan pâtissier  il y a une centaine d'années à Douarnenez.  À l'origine, les kouigns étaient préparés spécialement pour la période du Carême, selon l'appellation locale kouign-Ened (« cuigne de Carême » ou « kouign des Gras »)Il est réalisé à partir de pâte à pain enrichie de beurre, de sucre, d'oeufs, de lait, avec ou sans raisins. Chaque ferme faisait son Kouign, et à la période des Gras, l'apportait au boulanger pour le cuire dans son four. Chaque ménagère marquait son Kouign en plaçant sur le dessus un objet distinctif pour pouvoir te reconnaître. Elles utilisaient soit un petit morceau de bois, soit un haricot ou encore un petit papier. Pendant la cuisson, les ménagères prenaient le café dans la cuisine du boulanger.

mardi 6 février 2018

Fortitude

Bonjour,

voilà un petit moment que je ne vous ai pas parlé série.

Donc réparons cette attente et aujourd'hui, comme il fait assez froid, voyons qu'il peut encore faire plus froid ailleurs (je souris).

Donc Fortitude

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Synopsis : Fortitude est une petite ville reculée (et fictive) installée en bordure d'un glacier sur une des île de l'archipel du Svalbard, lui même situé au delà du cercle polaire. Quand le professeur Stoddart est retrouvé mort après avoir été violemment attaqué, les habitants sont bouleversés. Eugene Morton de la police londonienne vient pour aider dans l'investigation. Pour vivre à Fortitude, il faut avoir une bonne raison.

Parmi les acteurs on trouve ou retrouve :

- Michael Gambon qui a notamment joué Albus Dumbledore dans Harry Potter

- Richard Dormer qui a été prédédemment Beric Dondarrion dans Game of Throne

- Stanley Tucci qui dans Hunger Games a été Caeser Flickerman

Mais surtout l'excellente Sofie Gråbøl l'héroïne Sarah Lund de la série danoise The Killing

Je n'ai regardé pour l'instant que la saison 1, mais j'attends la saison 2 avec impatience.

La musique est aussi un véritable régal : Wildbirds & Peacedrums - Peeling Off The Layers  A écouter sans modération !

dimanche 28 janvier 2018

Petite chronique du dimanche matin

Comme je suis une femme gâtée, le dimanche matin, mon homme va nous chercher du pain frais pour le petit déjeuner et je flâne tranquillement en attendant le bip caractéristique du micro-ondes indiquant que mon bol est chaud pour le rejoindre dans la cuisine.

Ce dimanche, petite surprise à côté de mon set de table : le quotidien et son supplément (je ne donne pas de nom pour la publicité...). Mon mari sait que j'adore le journal mais seulement de temps en temps. J'ai eu été abonnée 7 jours sur 7 mais j'ai constaté que je n'avais pas toujours le temps de le lire et surtout que je zappais de plus en plus d'articles, donc pour que cette lecture redevienne un plaisir, c'est de temps en temps selon l’envie ou comme ce matin par surprise.

Sitôt mon petit déjeuner dégusté, j'ouvre le quotidien, le parcours, faisant au passage la lecture à mon homme de quelques articles qui nous donne l’occasion d'échanges d'opinion assez constructifs.

Puis, je prends la petite revue jointe. Je regarde la couverture et dit à mon mari : ça va être super de se balader avec des robes torchons de cuisine, faisant référence au retour des carreaux vichy, présenté cette fois en noir et blanc et de grandes tailles. Comme il est indiqué 6 tendances, je commence à feuilleter pour découvrir la suite :

- Un article sur une "Nuit Magique". Je pense de suite à Catherine Lara et à sa merveilleuse chanson du même titre : un petit rappel au passage . Eh non, je me suis trompée, il s'agit d'Harry Potter et de ses 20 ans d'âge fêtés cette année. D'ailleurs pour les fans, Niantic ( le créateur de Pokemon Go) prépare une nouvelle application en réalité augmentée ayant pour thème justement Harry Potter . Donc point de musique mais de la fiction.

- Le Brown-out ? quesako? une nouvelle recette de cookie? une chataigne éclatée? Lisons : après le burn-out, le bore-out, il y a le brown-out : chute de tension électrique appliquée au monde du travail : ras le bol de faire toujours la même chose. Cela m'interpelle car il est dit : trop de paperasse, c'est vrai qu'à l'heure du numérique tout azimut (même le réfrigérateur va bientôt nous dicter ce que l'on doit acheter, enfin, bon, pour moi, le must serait qu'il aille lui-même faire les courses, oui oui, là je suis pliée de rire, en imaginant les caddies roualnt tous seuls dans les rayons avec un bras télescopique qui attrape ce que le frigo connecté lui ordonne, puis le-dit caddie roulant jusqu'à la maison pour remplir le réfrigérateur. Là se pose la question : ils roulent sur le trottoir ou la chaussée? Comment ils font pour les esacliers ... etc...oui oui je me fais un petit délire, cela fait du bien de temps en temps).

- Les 6 tendances à suivre : le style athlétic, je dirais recycler quelques détails sportifs en les intégrant à une tenue qui se voudrait pour tous les jours, on est déjà en plein dans le sproblèmes d'intégration partout alors pourquoi pas dans la mode ... mélange des années 70 et du sport à la sauce innovation obligée. Le style écossais, fan groupie d'Outlander, je ne vois pas grand chose d'écossais à part les carreaux et encore ... Le jean forever, ah oui, sympa et facile à porter et à vivre pour ne rien crainder en balade même si les poches-fermeture à glissière à mi-cuisse ne sont pas mon style. Le noir Glam, j'adore pour les jeunes et les femmes élégantes, bronzées pour les soirées estivales, enfin un peu de féminité vraie. Je retrouve le Black and white de la couverture, que c'est triste. Le happy mix, euh ... c'est amusant j'ai l'impression de voir le dessus de lit et les rideaux de ma grand-mère dans les années 60/70. Bon je sens que cela va encore être le parcours du combattant pour me trouver un petit ensemble pour cet été.

- Un ban pour les maquereaux : je souris franchement. Problème de place sur la page? Ne manquerait-il pas un "c" au mot ban, ou bien le journaliste a-t-il voulu faire de l'humour? Petite explication pour ceux qui aurait un doute :

Définition du Larousse : ban :

  • Pouvoir de commandement du seigneur ; proclamation publique d'un ordre, d'un événement ; convocation des vassaux par le seigneur ou le roi pour le service militaire ; ensemble des vassaux convoqués ; condamnation au bannissement.
  • Roulement de tambour et sonnerie de clairon précédant (ouverture du ban) ou clôturant (fermeture du ban) certaines cérémonies militaires (remise de décoration par exemple).

Dans certaines communes, arrêté municipal fixant la date à laquelle peuvent être exécutés certains travaux agricoles (ban de moisson, ban de fauchaison…).

un banc de poisson :

Un banc est un groupement important d'individus de la même espèce qui se déplacent ensemble, sans hiérarchie. Il correspond à un comportement d'agrégation. Le terme « banc » désigne surtout les groupements de poissons.

Après ces quelques pages de lecture dominicale, je vous souhaite un bon dimanche!

lundi 22 janvier 2018

Les pensées s'évadent

Un rayon de soleil enfin ! Que cela est agréable après ces longues heures de pluie.

Je me dirige vers la buanderie en attrapant mon petit sac besace au passage. Il est toujours prêt avec quelques mouchoirs et un petit porte-monnaie.

Mes chaussures de marche m’attendent. Je les attrape dans l’étagère, les pose au sol et mon pied quitte la chaleur de mon chausson pour se glisser dans le confort de mes trotter. Je remonte la chaussette pour l’ajuster au niveau du talon. Mes doigts jouent avec les lacets. J’enfile ensuite mon manteau après avoir enroulé autour de mon cou un de mes châles que je choisis assorti à mes vêtements. Aujourd’hui ce sera une longue écharpe d’un beau bleu-vert. Un souvenir me revient au moment où je la déplie :

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Une boutique de laine-crêperie vers Landerneau. La couleur de l’écheveau a de suite attiré mon regard et ma main. Un achat coup de cœur. Un fil très fin, de la « lace » (fil dentelle). En revenant à la maison, je me demandais bien ce que j’allais en faire. Et puis, la coïncidence : sur le site, l’offre d’une designer sur un de ces modèles, le Quadri Shawl, avec une technique nouvelle, la méthode navajo, pour créer des carrés plus opaques. Ma curiosité et cette éternelle envie d’apprendre titillée, je me rends compte que mon fil est exactement ce qu’il faut et que l’écheveau a juste la bonne longueur.

Mon manteau noir boutonné, ma besace en bandoulière, ma main est sur le point de se poser sur la poignée de la porte lorsque que la sensation d’un oubli me titille … oh … j’allais oublier mon téléphone … objet à la fois utile et esclavage devenu indispensable hélas lorsque l’on se promène dans les petits chemins de campagne.

La barrière refermée, je m’avance dans la rue, traverse la route et je m’achemine parmi la boue, les amas de feuilles détrempées, les branches cassées. Mes pensées semblent se libérer et les mots me viennent naturellement, sans effort. Phrases après phrases, le texte s’écrit.

Me souvenir ! Pour qu’une fois rentrée à la maison, mes doigts valsant sur le clavier puissent les écrire sur la page blanche.

Mais le vent s’est levé et les mots il a emporté.

La prochaine fois, prendre un carnet, choisir un stylo qui pourrait se glisser aisément dans mon petit sac, pourquoi pas ?

mercredi 17 janvier 2018

Problème de maintenance

Bonjour à tous mes lecteurs et lectrices,

ce début d'année commence par un souci lors d'une mise à jour de l'hébergeur du site. Mon mari a donc "mis les mains dans le moteur" et remis en marche le site.

De nouvelles fonctionnalités et notamment la possibilité de mettre des liens vers d'autres sites ont été ajoutées (voir à droite de la page) . Donc, petit à petit il y aura des nouveautés.

Je vous prie de bien vouloir nous excuser de la gêne que cela aura pu vous occasionner pour l’accès à vos lectures.

Bonne et heureuse année à toutes et tous

vendredi 5 janvier 2018

Bonne Année

(Texte posté sur le site de la Plume et l'Encrier)

et autres petits bavardages


Bonjour à tous mes amies et amis de la Plume

Je vous souhaite une Bonne et Heureuse Année selon la tradition et aussi parce que j’espère sincèrement que ce sera le cas.

Bien sur, il y a toujours des moments tristes, difficiles voire insupportables. C’est la vie nous dirait bien des sages.
Moi, je dirais qu’il ne faut jamais oublier de profiter de la caresse d’un rayon de soleil sur notre visage, ne serait-ce qu’un instant car combien qui avaient la vie devant eux, ont eu leurs battements de cœur arrêtés par des "inconscients".

Ce début d’année a été dur avec les tempêtes qui ont soufflé et ont causé beaucoup de dégâts et même des disparus et des morts.
Pour ma part, après 5 nuits sans dormir à me demander si le toit n’allait pas s’envoler ou la forêt nous écraser, j’ai dit à mon mari que lorsque la Damedhelia de la météo dirait encore le mercredi midi que la tempête Eleanor était partie à l’Est et que le littoral Atlantique n’aurait plus que des vents de 60 km/h, je l’inviterai à venir dormir dans notre chambre sous les toits pour qu’elle puisse juger et vivre par elle-même le caractère erroné de ses "prédictions"...

Aujourd’hui le soleil ose se montrer et je me dis qu’au vu des autres régions, nous avons bien de la chance.

J’espère vous lire plus souvent, j’espère écrire aussi plus souvent, j’espère lire de nouveaux venus ... que d’espérances ... mais il y a encore de la vie alors pourquoi pas...

Amitiés

mercredi 20 décembre 2017

La plume et l'encrier

Bonjour à tous,

 Je vous ai récemment fait partager cette petite fantaisie "Clin d'oeil à un ami de plume", auparavant, je vous avais proposé ce texte "La plume et l'encrier" . Certains d'entre vous ont eu la curiosité de faire une petite recherche et ont trouvé un site qui existe depuis plusieurs années.

La Plume et L'Encrier

Très actif il y a quelques années, il sommeille un peu mais ne demande qu'à retrouver un nouvel essor. Alors si vous êtes un taquineur de plume, si vous avez un âme de rimailleur, ou simplement si vous aimez lire, n'hésitez pas à venir nous y retrouver.


mercredi 29 novembre 2017

Bibliophage !

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Ah les livres, la lecture, tous les secrets et mystères contenus, dévoilés, exposés.

Tout d’abord, il y a le visuel de l’ouvrage. Je le regarde, j’en aime sa taille, son épaisseur, j’en apprécie sa couverture. Ce que ma vue découvre, donne envie à mon toucher d’aller plus loin.

Du bout du doigt, je le touche. Sa température différente de celle de ma peau me procure un léger frisson. Je le caresse doucement, lentement. L’envie de le prendre à pleines mains aussi délicatement que possible. Son poids n’est jamais un défaut, mais plutôt une manière à lui de me dire « Je suis là, je suis à toi, pour toi ».

Je le tourne et le retourne. La couleur de sa tranche me donne une idée de la texture des feuilles qui la compose. Je suis toujours sensible à leur qualité. A-t-il été beaucoup manipulé ou non ? L’a-t-il été avec précaution ? Des coins de pages ont-ils été pliés, marqués, abimés ? Autant d’indications sur son histoire. Certaines blessures me font mal à moi aussi, car j’aime les livres avec respect.

J’ose le porter à mon visage, le sentir. Doucement d’abord puis à pleins poumons s’il est neuf. Ah cette odeur particulière de l’ouvrage neuf. Jamais ouvert ou si peu. Une sorte de trésor qui ne demande qu’à être découvert.

Enfin, je le repose sur ma main droite, bien équilibré pour qu’il ne chute pas. Aussi légèrement que possible mon pouce gauche s’empare de l’angle bas de la couverture, l’écarte, puis ouvre.

La page de garde blanche, vierge de toute inscription. Il n’a pas été offert, ni dédicacé. Poursuivre mon aventure, en tournant les pages les unes après les autres. Le titre apparait avec le nom de son auteur, sa maison d’édition, son année de naissance, parfois même son mois.

Enfin, son contenu, sa raison d’exister est offerte à ma vue. Mes yeux parcourent les lignes, déchiffrent les mots, les phrases. Ils lisent au rythme de la ponctuation et des paragraphes. Mes neurones s’activent.

Là il y a un moment crucial !

Est-ce que la magie va opérer ?

Aurais-je envie d’aller jusqu’au bout ?

Car parfois, le résumé nous attire comme un aimant, mais c’est un peu comme les bandes annonces des films. Il ne suffit pas d’un bon sujet. Si la musique, les acteurs et la mise en scène ne s’harmonisent pas sur nos fréquences, impossible de se laisser captiver et de poursuivre jusqu’à la fin.

Parfois, la magie est en demi-teinte alors je « triche », je regarde le dernier chapitre et là je décide de poursuivre ou pas.

Mais peu importe … l’essentiel est de lire et il y a tellement d’ouvrages que je trouve toujours le suivant qui me fera vibrer.

samedi 25 novembre 2017

Era The 7th Sword

THE 7TH SWORD

Enfin un nouvel album!

Son créateur Eric Levi nous surprend encore une fois. Il y a 9 titres, dont 2 remix très surprenant. J'avais adoré (et j'adore toujours) la première version de ces titres : Kilimandjaro et Ameno. J'aime autant leur remix.

Kilimandjaro : Le rythme est plus soutenu et nous donne envie de décoller de notre siège et de laisser notre corps évoluer en rythme.

Ameno : toujours aussi beau! Comme la valse des roseaux sous le vent, ils se balancent, s'entremêlent et s'envolent en survolant les contrées sauvages d'ERA.

Bref, vous l'avez compris je l’écoute en boucle ....

vendredi 17 novembre 2017

Clin d'oeil à un ami de plume

20 h. Le soleil est couché depuis plusieurs heures, je n'aime pas ce changement d'heures qui me donne l'impression que l'hiver est arrivé alors que nous ne sommes qu'en automne.

Il a fait beau, les quais de l'Odet étaient emplis de promeneurs baguenaudant en se tenant par la main, de marcheurs pressés entre deux rendez-vous, d'enfants babillant dans les poussettes, de flaneurs tournant leur visage vers le soleil entre deux gorgées de café à la terrasse du Café des Arts.

Une journée bien remplie, me dis-je en m'asseyant dans mon fauteuil après le repas du soir. Mon bras se tend vers la tablette à côté de mon accoudoir. Mes doigts se saisissent de mon "KnitBook" (comme je l'appelle) et de mon crayon à papier. Allons revoyons un peu les notes que j'ai prises hier en débutant mon nouvel ouvrage aux aiguilles. Je dois encore calculer où je vais placer le motif de torsades dans le dos, les manches et les devants pour qu'ils s'accordent harmonieusement.
J'aime à choisir la forme d'un gilet ou d'une veste en accord avec mon échantillon et y ajouter ma touche personnelle. Un plaisir des neurones et du regard de mon homme lorsque je le lui offre.

Plongée dans mes calculs, le crayon tournant entre mes doigts, la calculatrice posée en équilibre sur ma cuisse, évadée dans mon monde tricotesque, je n'entends plus rien autour de moi.  Non que je dédaigne le calcul mental, mais le soir, les règles de 3, traduire les rangs en mailles et les mailles en cm ... mon cerveau se focalise plus aisément sur l'ensemble et l'harmonie esthétique, et puis, perfectionniste, je cherche toujours à ajuster tous les détails, donc, lorsque mon homme pose ma tasse d'infusion fruitée sur mon petit sous-mug mouton, je sursaute.

- Désolée, ma chérie, me dit-il, je ne voulais pas te faire surprendre.

-Pas grave, je me demandais si les "cables" par rapport à ma gauge, au niveau de la séparation des sleeves avec le reste du corps, ce ne serait pas trop serré. Peut-être que je devrais rajouter quelques stitches pour que les armholes aient un peu plus de positive-ease.

Il me sourit malicieusement car s'il comprend les mots en anglais puisqu'il est presque bilingue, les relier à leur signification pour le tricot reste pour lui un exercice quasi impossible. Aussi, me répond-il : "et la marmotte, elle met le chocolat dans le papier d'alu .... " je ris et lui traduis : je me demandais si les torsades, au vu de mon échantillon, au niveau de la séparation des manches avec le reste du corps, ce ne serait pas trop serré. Peut-être que je devrais rajouter quelques mailles pour que les emmanchures soient plus amples.

Alors pourquoi ce texte s'intitule-t-il "Clin d'oeil à un ami de plume", eh bien, c'est en lisant son dernier texte que j'ai réalisé que j'utilisais par facilité et aussi parce qu'à force de tricoter les modèles en anglais je mélangeais les deux langues pour raccourcir souvent les explications.
Vous pouvez retrouver les textes de cet amoureux du beau langage et des belles lettres sur le site de "La Plume et de l'Encrier". N'hésitez pas à découvrir ses autres poèmes, chroniques etc

                                                                                

mardi 7 novembre 2017

Un beau reportage

Bonjour,

hier au journal de 13 h sur TF1, un reportage sur un lieu vraiment merveilleux à découvrir et qui m'a inspiré ce texte "Une Autre rive, un autre monde".

Voici le lien : Un café-librairie en plein cœur de la forêt en Bretagne

N'hésitez pas à y aller, en ce moment les couleurs automnales doivent être sublimes

Une petite musique pour accompagner ce lieu : Outlander

samedi 28 octobre 2017

Courte vie mais si variée

Oh ! Oh ! Il semble que ce soit l’heure de se lever.

Humm que c’est bon de se déplier, de s’étirer, de se secouer pour prendre ma forme. Allez hop, j’étire mes tresses et je plonge à ma place.

Quelle bonne odeur de café, c’est toujours mieux d’être sorti dès le matin. Le filtre encore chaud de l’eau qui a coulé sur le grain moulu est fort agréable et ne me cause aucun dommage. Il glisse tranquillement et sans heurt. Mais pas le temps d’apprécier ce doux moment, voilà que l’on m’égratigne avec les angles de la boite des céréales. Je n’aime pas cela les céréales ! Moi je préfère le pain croustillant et les miettes qui tombent en pluie, recouvrant le marc de café comme un crumble. Ah les bonnes habitudes se perdent. C’est comme la bouteille de lait, elle ne vient plus, hélas, elle est expatriée comme une paria dans une sorte de sac jaune transparent … quel manque d’intimité.

Eh n’oubliez pas de refermer, je ne veux pas attraper froid !

La matinée s’écoule et viens l’heure de déjeuner. Tiens qu’est-ce qu’il y aura au menu ?

Des barquettes micro-ondes qui iront rejoindre le lait, ou bien de délicieuses épluchures diverses et variées de légumes et de fruit ? Allez, allez ouvrez-moi … je suis impatient !

Enfin, un pied appuie sur la pédale.                             

Oh la bonne odeur de mijoté ! Le papier qui emballe le poulet échu crisse un peu, mais il est léger et son atterrissage tout en délicatesse est toujours un moment aérien.

Aïe Ouille ah non ! Pas les fruits au sirop au dessert ! Je n’aime pas le couvercle qui me fendille, après je dégouline de partout et on m’expédie dehors avec un coup de pied au derrière bien souvent. Non s’il vous plaît …. N’écourtez pas ma vie … recycler la boite de conserves aussi … c’est déjà si court le passage du sac poubelle dans votre cuisine.

jeudi 19 octobre 2017

Noces de bois ... suite ...

                                                                        http://blick-freres.com/wp-content/uploads/2014/05/Charpente1.jpg

Voilà 5 ans que nous nous sommes unis et cet anniversaire symbolisé par ce matériau est arrivé à point nommé.

Le bois m’évoque, tout d’abord ces sentiers parcourus par deux amoureux qui se sont enfin trouvés après bien des erreurs et des chemins de traverses.

Le bois de ces navires sur lesquels jadis tu aurais navigué portant haut et loin les couleurs de notre pays. Peut-être aurais-tu le soir en tenant la barre été ensorcelé par le chant d’une sirène…

 

Le bois de la charpente d’une maison

 

Après près de 9 ans de vie commune dans un ailleurs chargé de passé, nous nous sommes décidé à nous aménager notre chez nous, à notre image, à l’image de la vie que nous souhaitons partager l’un à côté de l’autre. Après avoir passé notre vie à nous occuper des autres, à nous conformer à ce que la société attendait de nous, nous avons enfin franchi le pas et nous allons enfin pouvoir nous consacrer à nous, à l’autre nous, celui sans lequel notre cœur ne sait plus battre, celui sans lequel nous n’aurions plus envie de vivre.

Alors nous avons vidé le grenier des souvenirs, réaménagé cette petite maison blottie au bord de la forêt, et nous nous réinventons un quotidien plus calme, plus tendre, plus heureux.

                                                                                                             Résultat de recherche d'images pour "maison amour"

mercredi 4 octobre 2017

Découverte

Bonjour,

aujourd'hui je vais vous parler d'une découverte que j'ai faite grâce à mon homme : les audio-books.

Quoi de plus "barbant" que certaines tâches ménagères, que de décoller du papier peint ou parfois simplement d'être obligé de marcher non pour son plaisir mais par obligation, ou encore d'attendre dans une salle d'attente? Cela peut aussi permettre de tricoter de longs rangs de jersey ou de point mousse sans se lasser de la monotonie. Pour ne pas voir défiler les minutes, parfois les heures, il y a les audio-books.
Ce sont des livres lus par un homme ou une femme avec parfois un peu de bruitage et/ou de musique. Pour une amoureuse des lettres et du papier, j'ai déjà eu du mal à me faire à la lecture numérique alors les audio-books, ce n'était, pensais-je pas pour moi. Seulement c'était sans compter ma curiosité!

J'ai commencé par un livre de Pierre Lemaître , "Travail soigné", premier tome de sa trilogie "Verhoeven".

résumé : Dès le premier meurtre, épouvantable et déroutant, Camille Verhoeven comprend que cette affaire ne ressemblera à aucune autre. Et il a raison. D'autres crimes se révèlent, horribles, gratuits. La presse, le juge, le préfet se déchaînent bientôt contre la « méthode Verhoeven ». Policier atypique, le commandant Verhoeven ne craint pas les affaires hors normes mais celle-ci va le placer totalement seul face à un assassin qui semble avoir tout prévu. Jusque dans le moindre détail. Jusqu'à la vie même de Camille qui n'échappera pas au spectacle ...

Je l'ai écouté avec avidité. La voix du lecteur était très bien choisie, l'intrigue haletante, les personnages attachants. Pas trop de description dans lesquelles se noie l'histoire. J4ai écouté la lecture de la seconde enquête avec d'autant plus d'intérêt que l'auteur a su se renouveler et nous tient en haleine jusqu'au bout.

Ces audio-books sont dans mon cas proposés à l'emprunt via le réseau de la Médiathèque de Bretagne Occidentale, mais je suis sûre qu'ils sont disponibles dans d'autres lieux. J'ai essayé un autre livre mais la voix de la lectrice et son rythme de lecture ne me convenait pas. Donc, ne vous arrêtez pas à une première impression.


mercredi 20 septembre 2017

Une voix



Musique par laquelle l’âme s’exprime, nul ne peut en éviter les tours et les détours. Elle pénètre en nous lentement. Notre oreille la perçoit, la capte, l’attrape. Elle poursuit son chemin en suivant les méandres de nos pensées et imprègne nos sens de son intonation. Ses diverses tonalités peuvent apporter joie et bonheur, tristesse et douleur.

Joie de ressentir sa douceur comme une douce caresse qui, comme des mains, effleure la peau et lui apporte chaleur et réconfort. Comme la pluie est source de vie pour qui est assoiffé, une voix peut être la source où puiser la force de continuer à vivre. Dans les moments les plus noirs, quelque part en nous, elle survit, surgit et revient atténuer une séparation à laquelle on s’oblige pour permettre à un avenir de se construire.

Bonheur de l’entendre quelque soit la distance et de conserver dans notre mémoire ses différentes gammes qu’elle utilise pour nous communiquer ses ressentis. Revivre des moments d’intenses émotions en l’écoutant dans le profond de notre être. Elle est la source de chaleur de notre cœur.

Tristesse quand certains mots prononcés sans y prêter attention nous blessent. Pour une âme en manque de confiance en elle qu’une certaine solitude quotidienne rend encore plus réceptive et sensible, elle devient douleur et un martèlement de métal vient troubler la douce sérénité de l’affection, de l’amitié, de l’amour…

Quand la voix se fait muette, le silence devient pesant et même la raison ne peut l’alléger. Seuls les mots prononcés les yeux dans les yeux peuvent effacer cet instant d’égarement et ramener l’âme, des chemins de traverse qu’elle a emprunté pour se soustraire à sa peine vers les plages ensoleillées de l’apaisement.

jeudi 31 août 2017

Les apparences sont parfois trompeuses !

Au départ, une petite merveille de la nature.

Elle est ronde, belle. Elle est exposée à tous les regards.

Elle se colore de vert, puis de jaune et parfois de rouge…est-ce de la timidité ?

Elle est attirante, irrésistible. Une main la prend, doucement. Elle se love dans sa paume. Elle se laisse caresser, elle brille de tous ses feux.

Elle est portée à la bouche… et AIE !

Le rêve devient un cauchemar.

Elle est blessée. Une part d’elle-même est broyée.

Elle glisse le long d’un tunnel sombre et humide.

Elle atterrit dans une flaque opaque et acide.

Elle perd de sa consistance. Des éléments lui sont arrachés.

Elle se liquéfie peu à peu dans ce bain mélangée à d’autres, elle perd de sa substance, ses belles couleurs se désagrègent.

Elle continue sa descente. Un autre plongeon dans une mare. Cette fois, elle est enrobée dans une émulsion.

C’est la chute longue et vertigineuse. Elle se transforme, n’est plus que l’ombre d’elle-même.

Toute sa saveur a disparu.

Quand enfin elle retrouve la lumière, d’elle, il ne reste rien !

 

En conclusion : si Adam avant de mordre dans le fruit défendu avait pu en mesurer toutes les conséquences, l’aurait-il fait ?

 Un peu de musique? 

mardi 15 août 2017

Sommeil

                                                                                      

Repos du jour, ami de la nuit, pourquoi es-tu si difficile à séduire depuis de si nombreuses années ?

A la tombée du jour, le rituel que j’accomplis chaque soir pour être à totalement à toi, commence. Mes vêtements s’ôtent et nue, mes pieds m’emmènent le long du couloir jusqu’à la salle de bain. Le rideau de douche se laisse ouvrir par ma main avant que celle-ci ne tourne le robinet du jet d’eau chaude et bienfaisante qui enlève les tracas et les soucis du quotidien en caressant mon corps. Mes doigts attrapent le drap de bain et parcourent chaque centimètre de ma peau pour la sécher. Un peu de lait pour le corps étale un voile sur mes courbes et son léger parfum me suit alors que je regagne ma chambre. Il imprègne mon déshabillé qui vient me recouvrir.

Les draps du lit s’entrouvrent, je glisse dedans, tapotant mes oreillers afin de les disposer pour ce moment de détente et d’évasion qu’est la lecture de quelques pages d’un livre. Mes paupières s’alourdissent, petit à petit, mes yeux déchiffrent plus qu’ils ne parcourent les lignes. Le marque-page se glisse et le livre se referme avant de se poser doucement sur ma table de chevet. La lampe s’éteint.

La nuit remplace le jour.

Mes membres s’étirent. D’un tour de rein je me retourne et mon ventre dénudé par ce mouvement ressent la douceur du satin. Mes bras prennent leur position de repos, mes jambes légèrement s’écartent. Ma joue contre le drap, mes yeux clos, ma respiration se règle sur un rythme plus paisible.

Où es-tu ?

Quand viendras-tu prendre possession de moi ?

Me prendras-tu jusqu’au petit matin ou bien comme trop souvent m’abandonneras-tu à mes pensées pendant plusieurs heures ?

Pensées tristes et sombres, blessures du passé qui reviennent dans le présent.
Tenaces, elles s’incrustent, tournent et virevoltent, noircissant cette nuit claire.
Eveil en sueur, rêves d’une vie qui ne sera jamais vécue.
Utopies évanouies dans l’expérience d’un quotidien décevant.
Efforts épuisants et vains dans une réalité imposée.
Des mots lus surgissent et rendent une présence si intense qu’elle en est presque palpable.
Des frissons de désirs effleurent ma peau, une chaleur importune m’enflamme malgré moi.

Sommeil, cette nuit encore tu as joué avec moi !

mardi 8 août 2017

Réveil

                                                         

Bip ! Bip ! Bip !

Le réveil émet un son impératif. Il est l'heure !

Couchée sur le ventre, le bras gauche replié, ma main sous ma hanche. Mon bras droit seul bouge, se tend vers la sonnerie, un doigt appuie sur la touche "STOP". L'alarme a éveillé mon cerveau, mais mon corps dort encore.
Doucement, par de petits mouvements, je m'accorde le plaisir du frôlement du drap frais sur ma peau.
Lentement, je me retourne sur le dos. J'étire mes membres l'un après l'autre comme font les chats. Mon corps entier, enfin, tendu comme un arc, mes lèvres exhalent un soupir de contentement.
Mes narines reniflent les effluves évanescents de la nuit, mes oreilles captent les sons diffus alentour, puis mes yeux s'ouvrent sur une nouvelle journée.
Je m'assieds au bord du matelas, mes orteils tâtent le carrelage, mes pieds se posent, de douces sensations provoquées par le contact de ma plante tiède sur le sol froid dessinent un sourire d'aise sur mon visage.

 Hum ! Qu'il est bon de vivre !

Debout, uniquement vêtue de mon bronzage, je me dirige vers la cuisine.
J'ouvre le placard, attrape les boîtes de café et de chicorée. Je les pose sur le meuble bas à côté de la machine à café, ôte les couvercles, prends les cuillères et je dose le mélange. Je remplis à l'aide de la verseuse le réservoir d'eau et j'appuie délicatement sur le bouton lumineux. La cafetière émet un léger chuintement, l'eau remonte le long du tuyau, coule dans le filtre, puis le café goutte à goutte remplit l'appartement de son parfum chaud, enivrant.
Je verse le nectar dans ma tasse et y ajoute un sucre. Délicatement mes doigts prennent la petite cuillère et la tournent lentement avant de la poser ur la soucoupe sans bruit pour continuer à profiter de la quiétude matinale. Une gorgée coule et des frissons de plaisir me traversent.

Hum ! Que c'est bon de vivre !

Mes pas me mènent tranquillement vers la salle de bain, me réjouissant à l'avance du plaisir à venir !

lundi 31 juillet 2017

Peintre et spectateurs

                                                                                  

L’esprit de l’art est quelque chose d’étrange. Le peintre prend ses pinceaux, ses couleurs, il se positionne devant la toile blanche et pose ses teintes, les travaille ou bien encore les laisse ainsi à l’abandon à leur destin d’entrer ou non en contact avec d’autres, dans des arabesques unicolores, multicolores, uniformes, variées, des lignes courbes, arrondies, planes, des traits rectilignes, croisés, parallèles et cela forme un tout que l’on appelle un tableau.

A chaque époque, des styles différents se sont révélés, épanouis, ont vécu puis disparu. Chacun a laissé une empreinte de son époque, un témoignage de la pensée.

Mais de quelle pensée ? Celle de l’auteur de l’œuvre ou bien de celui qui essaie de la décrypter en transformant les couleurs en lettres, les formes en mots, leur cheminement en phrases. Chaque tentative d’interprétation n’est ni meilleure ni moins bonne qu’une autre. Elle éteint simplement la lumière du rêve.

La lumière du rêve est ce qui, lorsque l’on chemine dans une exposition éclaire d’un flash telle ou telle peinture plutôt qu’une autre. Elle arrête nos pas, nous statufie et si nous sommes ouverts à son appel, elle nous emmène par la main au pays des rêves, par forcément celui du peintre, mais est-ce le plus important ? L’auteur a peint ses sensations, nous en percevons d’autres, mais le résultat est le même, une évasion de l’instant présent vers un ailleurs irréel.

Il n’y a pas d’âge pour rêver, pas de peinture plus qu’une autre pour se laisser emporter.

L’esprit de l’art est en toute œuvre et il sommeille en chacun de nous.

mardi 25 juillet 2017

Noces de bois

Déjà 5 ans que nous avons unis nos vies
Que le temps passe vite en bonne compagnie
N’est-ce point ce que l’on dit
Et c’est ce qu’au quotidien je vis.

Quand le ciel nuageux est gris
Dans le bleu de tes yeux je revis
Et jour après jour, même l’ennui
N’a aucune prise sur nos vies.

Alors aujourd’hui je te le redis
A toi pour la vie : Oui !

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