Les fantaisies de la Sirène

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lundi 16 juillet 2018

Orgueil d’homme !

Réalité ou fiction ? Petite chronique féminine sur un comportement masculin…

 

Le soir, tu lui écris, tu lui hurles ta détresse à mots couverts, à mots cachés.

La nuit, tu rêves d’elle, de sa peau que tu imagines douce et sucrée, de son odeur sensuelle, de ses mains caressantes, de sa bouche gourmande, pourtant tu ne l’as jamais vue, touchée, sentie. Seule sa voix as-tu entendue et désormais elle résonne en toi comme une cascade fraîche et cristalline à laquelle tu t’abreuves dans la chaleur de ton désir.

Au petit matin, après une douche froide, tu te drapes dans ta dignité et par orgueil, tu la repousses quand, dans sa réponse, elle te tend la main.

 

Tu as essayé de l’oublier. Tu as coupé les liens artificiels. Tu es parti surfer sur des ailleurs très tentants. Tu as utilisé tout ton charme à séduire poétiquement d’autres femmes, mais elles t’ont laissé insatisfait.

 

Avec elle, tu étais comblé. Ne te voile pas la face, laisse un peu ton orgueil d’homme de côté et reconnais-le. Vive comme une réplique taquine, enjouée comme un éclat de rire, pétillante comme une bulle de champagne, enivrante comme une liqueur sans âge. A la fois passionnée dans ses élans et pleine de sagesse dans ses actes.

 

A tes yeux, elle n’est qu’une femme, en es-tu si sûr ?

 

Elle est, ce que tu n’imaginais pas rencontrer un jour, que tu aurais voulu connaître une quinzaine d’années plus tôt. Mais auriez-vous noué ces mêmes liens ? Pour toi, comme pour elle, l’eau a coulé sous les ponts et vous a changé, rendu sans doute plus réceptif à l’autre.

 

Elle est comme un poison sans antidote, tu résistes vaille que vaille, mais son prénom est  un tatouage sur ton cœur. A chacun de ses mots, il réveille en toi ta tendresse,  déchaîne tes sens, t’emmène sur des chemins inexplorés des relations humaines. 

 

Tu refuses de croire qu’une passion qui ne peut être vécue, puisse se transformer en une amitié sincère. Aussi tu n’as pas su lire ses mots avec sérénité...

 

 

 

 

lundi 21 mai 2018

Le souffle du destin

Succession de hasards, de coïncidences,
Venant du fond des âges, du plus profond de nous
Lorsque par les années, est acquise l’expérience
Alors tous les éléments forment un tout.

Sur la grande tapisserie de mon destin
De belles couleurs dessinent jour après jour
Avec des fils maniés par d’habiles mains
Des mots de rien qui riment avec toujours.

Laissons voguer la galère des sentiments
Elle doit larguer les amarres et quitter le port
Affronter vents contraires, tempêtes et ouragans
Car le passé ne doit plus décider de son sort.

Dénouons les filins, carguons les voiles
Laissons le souffle du destin les gonfler
Car il est temps de quitter la toile
Et de partir à la rencontre de l’amitié.

vendredi 23 décembre 2016

L'Ile aux fleurs

Le ciel bleu azur étend son manteau velouté jusqu’après l’horizon. Pas un souffle de vent. Le calme règne paisible et serein. Le soleil éclaire de ses rayons dorés un morceau de terre au milieu de nulle part. Une île située dans le secret de mon être.

Elle recèle mes trésors les plus précieux : mes souvenirs des moments heureux. Aucune pluie, aucun orage ne viennent jamais perturber cette tranquillité.

Elle est entourée des rochers de mensonge. Ca et là, des écueils de trahison attendent le voyageur malintentionné. Les vagues de l’intolérance se brisent sur les digues de la compréhension. Pour la protéger, je l’ai entourée d’un muret. Chaque pierre est une déception cimenté avec de la tristesse.

Dans les jardinières reposent les fleurs fanées des amitiés déchues. Le sel des embruns achève de les décomposer. Puis le terreau ainsi acquis après une longue fermentation servira à ensemencer un nouveau carré du jardin. Son expérience permettra une germination lente, mais plus régulière, de la prochaine graine qu’un coup de vent du destin déposera en ces lieux. Au centre de cette harmonie, une vasque nacrée est le lit douillet d’une perle de bonheur. La lueur qu’elle émet palpite au rythme de mon cœur. Une langueur l’engourdit lorsqu’il se vide, une symphonie joyeuse lorsqu’une nouvelle amitié se présente.

Pour veiller sur cet endroit hors du temps, trois tours masculines d’époques différentes veillent. D’autres tours n’ont toujours pas d’occupants, car aucune fleur n’est parvenue à éclore et fleurir sans se faner au bout de quelques lunaisons.

Aujourd’hui, un voile de solitude plane en ces lieux. L’espérance résiste difficilement aux aléas maléfiques de l’indifférence. Une fine bruine vient mouiller l’herbe nue de la gentillesse, des ruissellements zèbrent les allées de la sensibilité. Aucune chaleur ne vient plus réchauffer les bordures fleuries de la tendresse. La fraîcheur de l’absence contracte les émotions.

Combien de jours et de nuits avant que ce magnifique jardin connaisse un renouveau ?

lundi 15 août 2016

A une amie

A une amie…

Elle est entrée dans ma vie à la fin de l’été, comme un courant d’air frais, agréable.

Nos conversations étaient teintées de toutes les couleurs de l’arc en ciel.

Lorsque les pâles devenaient trop présentes, ensemble nous les ravivions.

Lorsque les éclatantes se mettaient de la partie, nous écrivions la même chose en même temps.

Quel plaisir lorsque la petite fenêtre s’ouvrait sur un message, je savais que j’allais vivre un vrai moment d’amitié.

Un air de guitare enchantait nos mots, nos phrases. Nos doigts dansaient sur le clavier.

Si vous la rencontrez, n’hésitez pas, allez vers elle.

Elle a l’âme d’une tzigane.

Mais faites attention, elle est fragile comme le cristal.

Dans mes pensées, elle sera toujours présente comme un petit soleil.

Merci à toi, d’être entrée dans ma vie.

vendredi 4 juillet 2014

L'Ile du Fou

Dernier jour de l'hiver, je m'endors et je voyage en rêve vers le premier jour du printemps.

Le soleil s'est levé tranquillement après une longue nuit de sommeil. Il a étiré ses rayons sur cette terre du bout du monde. L'océan a pris une teinte joyeuse et les bateaux amarrée ont réchauffé leurs couleurs.

Sur la grand place du village, quelques voitures se sont arrêtées pour laisser leurs conducteurs se restaurer dans les auberges voisines. Un vent malicieusement froid a glissé ses doigts placés dans mes cheveux et ma mèche s'est envolée quand tes yeux bleus ont rencontré les miens.

Nos sourires se sont répondus et ont partagé ce moment dans une sérénité loin de toute appréhension. Quelques pas, quelques mots et ce fut comme si nous nous connaissions depuis toujours.

Bras dessus, bras dessous, nos pas nous ont conduit jusqu'à ce petit restaurant. Nos rires se sont mêlés. Nos couverts se sont croisés. Nos assiettes se sont vidées. Nos tasses ont gardé quelques gouttes de notre café.

Dans la même voiture nous sommes montés pour nous diriger le long de la côte. Là, une forêt nous proposait un sentier de randonnée. Sur un tapis de feuilles mortes nous avons grimpé entre les arbres, mon talon a glissé, tes mains m'ont rattrapé, un baiser j'ai déposé sur ta joue, ensemble nous avons rigolé.

Quelques pieds de primevères d'un jaune pâle doux et tendre nous offraient ses fleurs, tes doigts les ont emmenées vers ton jardin où elles fleuriront et se ressèmeront années après années.

Et puis, l'heure a sonné, le rêve s'est estompé, mais il reste ce merveilleux sentiment de plénitude et de bien-être d'une amitié partagée.

vendredi 12 mars 2010

Légèreté

Légèreté d’'une mélodie qui, par un soir pas comme les autres, vous emmène loin dans le monde des rêves.

La guitare vous envoûte par ces tonalités à la fois tendres et nostalgiques.

Le chanteur pose ses paroles légèrement comme une plume se dépose sur ses cheveux lorsqu'’elle secoue les oreillers après votre nuit sensuelle de deux amants passionnés.

Légèreté du parfum de sa peau que vous désirez encore et encore, vous la goûtez légèrement du bout des lèvres, du bout des doigts, sans jamais assouvir votre faim.

Que n'’avez-vous eu peur de ne jamais pouvoir satisfaire ce désir ?

Mais avec sa légèreté, elle vous a pris par la main et vous a guidé sur des sentiers dont vous rêviez mais que vous n'’aviez jamais osé espérer explorer un jour.

Légèreté de sa bouche, de ses lèvres qui ont parcouru votre corps tout entier, vous emmenant légèrement mais assurément au bord de la folie dans laquelle vous vous êtes plongé, comme dans une fontaine de jouissance.

Légèreté de ce lien que vous avez tissé jour après jour, mot après mot, telle une chaîne invisible mais si réelle pour vous, que vous la sentez légèrement vous relier maintenant et à jamais à celle qui sait lire en vous ce que vous n'’avez jamais osé dire à quiconque auparavant.

Légèreté de l'’amour, Intensité de la passion, Profondeur de l’'amitié, tout cela séparément et en même temps, alors acceptez-la telle qu’elle est, lorsqu'’elle s’offre à vous, et à vos côtés pour l’'éternité elle restera.