Les fantaisies de la Sirène

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La goélette voyage

Souvenirs .... souvenirs ....

La goélette de l’amuseur de mots vogue sur une mer calme par un beau temps ensoleillé. C’est la fin de l’été, le début de l’automne, les derniers jours de ciel bleu azur où les rayons de l’astre nous réchauffent derrière la baie vitrée.

Elle s’est immobilisée le long des côtes du continent africain, le temps pour un poète aux noms incitant aux rêves de lui offrir des mots de l’Amour unique, celui que l'on ressent, que l'on vit intensément qui est comme l'eau que l'on boit, l'air que l'on respire, si simple mais si indispensable car sans l'autre on est plus rien. Avec respect et gentillesse, ce présent lui fut fait.

Elle a repris sa route, passant le détroit de Gibraltar en milieu de matinée pour remonter le long des côtes d’Argent et de Beauté, plus haut encore les côtes de Lumière. Les jours passent, elle arrive en vue des côtes de Jade de la Baie d’Audierne. Une halte est la bienvenue.

Dans une crique, elle jette l’ancre qui s’accroche à un solide rocher. Elle peut ainsi laisser ses mots s’amuser à relever le défi d’un sinistre korrigan accompagné par ses lièvres sauvages, en quête de quelques mauvais coups à la nuit tombée. Un merveilleux coucher de soleil bleu nuit veiné de rose dont les ors comme des flèches viennent éclairer la lande bretonne est le témoin d’une poursuite à perdre haleine. Une sauvageonne en péril acculée par la meute, rattrapée par son chasseur offre à la terre une fleur étrange née d’un acte magique entre deux créatures du monde des légendes celtes.

Épuisée, mais heureuse de ce partage de plume, fugace instant parmi les trajectoires du possible, pause dans la banalité du quotidien qui revient au galop dès la ponctuation finale, elle se repose dans la sérénité bleue d’un joli texte. Mais l’amarre est tendue, tiraillée entre Cornouailles et Seine. Les aléas, la méconnaissance de l’autre par manque de lecture avaient distendu ce filin. Pourtant, la persévérance et la ténacité, après avoir entrevu quelques facettes d’une âme complexe, ont décidé de s’engager dans une partie d’échecs. Ni gagnant, ni perdant dans ce croisement de phrases, seul le plaisir d’une aventure différente. Nouveauté qui met à jour une inspiration inconnue, cachée, bercée par le chant d’une mystérieuse sirène dont la sonorité de la voix ne pourrait qu’accentuer les effets.

Viens maintenant, le calme après un galop effréné pour suivre la course du temps.

Elle se repose, laisse sa muse musarder dans l’univers parallèle de la fantasy où chaque mot en appelle un autre, chaque phrase un nouveau paragraphe, chaque chapitre une aventure plus étoffée.

Commentaires

1. Le jeudi 30 mars 2017, 16:14 par Fou de Bassan

Bonjour chère Sirène
je ne réponds pas à chaque texte mais je les lis régulièrement
quelquefois il n'existe pas de mots pour répondre juste se taire et savourer le talent de ta plume
Parfois j'écris des mots et puis je les efface. Je renonce à les envoyer
La peur sûrement de te décevoir par mes rimailleries
Amicalement

2. Le lundi 3 avril 2017, 15:44 par Sylvie Sirène

@Fou de Bassan :merci de passer lire mes modestes lignes et de les apprécier. Quelque soient les "rimailleries" pourquoi décevraient-elles? Chacun écrit comme il le sent et cette liberté est enrichissante. Bonne journée

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