Les fantaisies de la Sirène

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Voyage sensuel

''Quelques mots dans un commentaire peuvent nous emmener au pays de l’imaginaire…''

De l’antiquité à nos jours, de l’Orient à l’Occident, du blanc le plus pur, au noir le plus sombre, les poudres et les épices, leurs couleurs, leurs saveurs, leurs senteurs, leurs propres et leurs figurés nous emmènent au quotidien dans un voyage de toutes les sensations.

Produit minéral, de terre ou de mer. Il est de tous les continents, de toutes les époques. Ses cristaux brillent d’une blancheur immaculée après son raffinement. Ses propriétés en ont fait une monnaie d’échange fort appréciée. Sans odeur, il donne du goût, relève les saveurs d’un plat. N’est-il pas aussi le sel de la vie ?

Des maisons de briques de terre, cuites par le soleil. Des femmes en robes rouges, des danses chaudes, des maracas agitées sous les sombreros. Rajoutez-le au cacao pour vous donner du courage comme les aztèques ou bien pimentez votre quotidien avec sa force qui vous brûle les papilles.

Les rives de la Méditerranée, les mas provençaux aux murs ocre. Une feuille de laurier, un brin de romarin, un peu de basilic, un bouquet de persil, sans oublier d’émietter une branche de thym et c’est toute la garrigue qui chante dans votre assiette, une fois le soleil couché et les cigales au repos.

Teinture foncée de marron pourpre, fleur rare dont on cueille les stigmates dès l’aube, ton goût amer, ton parfum de foin et tes notes légèrement métalliques font de toi une épice à l’arôme puissant recherchée par les gourmets du monde entier. Safran, emporte-moi de l’Eurasie au Cachemire, des déserts aux neiges éternelles.

Une souris sourit pressée par la poudre de riz sur le bout de son nez. Combien de femmes se cachent derrière cet artifice, comme les accrocs fuient la réalité avec des poudres de chimère ?

Gingembre et cardamome dansent ballades et madrigaux. L’hypocras emplit nos coupes, point de cordite dans la cheminée.

Noire, la poudre du comptoir réveille vos neurones avant de couler dans votre gorge un breuvage brûlant sur un air de samba.

Ainsi jaillissent des merveilles qui colorent et embaument nos rêves et nos pensées.

Commentaires

1. Le mercredi 15 août 2018, 11:04 par Fou de Bassan

Bonjour Sirène
c'est étrange ce texte.
oh! je le partage totalement.
Cependant je ne sais pourquoi,moi, il m'a emmené au fond des bois. Certainement le lien entre des senteurs et l'imaginaire.
Je ne peux plus faire de course à pied comme autrefois. Alors je marche beaucoup.
Lors de ces ballades des odeurs diverses et variées, plus ou moins agréables, viennent aussi happer mon imaginaire.
La mer, les champs, les bois offrent une palette infinie.
Mais celles que je préfère émanent des sous bois.
Et à travers elles je me suis pris d'une petite passion pour les arbres.
Leurs formes variées, étranges, majestueuses, petits ou grands caressant les nuages.
Depuis plusieurs années, l'appareil photo de mon téléphone en a enregistré bon nombre.
Pourtant rien ne vaut la réalité avec les bruits des branches qui bruissent dans le vent, de celles qui craquent sous les pieds , et des feuilles que l'on foule en automne accompagnée de ces odeurs si particulières des sous bois accentuées sous la pluie.

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