Les fantaisies de la Sirène

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la Tapisserie de la Destinée

Dans la vie comme pour une tapisserie, cela commence par un nœud.

Celui qui sépare le nouveau-né du corps de celle qui l’a conçu, celui qui attache le premier fil sur le canevas.

La longueur de la présence sur terre de cette nouvelle personne est inconnue, de même qu’il existe des toiles de toutes les tailles.

Chaque jour qui passe apporte son lot de joies, de tristesses, de bonheurs et de malheurs.

Chaque point brodé à une couleur différente, claire ou foncée, terne ou brillante.

Au fil des semaines, des mois, des années, le caractère se forge, le motif apparaît. Les jaunes gais, les rouges passionnés, les blancs unissant, les bleus amicaux, les bordeaux colériques, les marrons taciturnes, les gris moroses, les noirs mortels se croisent, s’entrecroisent en points de croix, point lancé, demi-point, point compté.

Nombre de personnes nous accompagnent sur le chemin. Certaines nous tiennent la main, d’autres nous poussent, d’autres encore nous freinent, nous coupent dans notre élan.

Les souvenirs s’accumulent, notre vécu s’enrichit.

Le motif final apparaît petit à petit.

Ainsi nous avançons accomplissant notre destin.

A l’aube du dernier jour, lorsqu’il ne reste que quelques points, quelques heures, nous regardons en arrière, nous souvenons des étapes, des changements.

Puis vient l’heure du dernier fil, du dernier souffle.

Il faudra ensuite ranger le tout dans une boîte.

Mais rien ne sera vraiment terminé, car il restera l’œuvre créée qui vivra tant que durera l’évocation de sa conception.

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