Les fantaisies de la Sirène

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Rêve printanier

Belle journée de printemps qui s'’éveille doucement. Dans mon lit, je m'’étire. D'’abord les bras, en tournant les poignets, puis mes jambes l’'une après l’autre que je finis par écarter légèrement. Je suis en travers du matelas, mon pied gauche se retrouve dans le vide, je le rentre prestement sous les draps. Enfin mes mains passent dans mes cheveux et les ébouriffent plus qu’'elles ne les mettent en ordre. Ils sont aussi sauvages et indisciplinés que la personne à qui ils appartiennent. Je souris, toute seule, dans mon grand lit. Je me sens bien.

Je n’'ai pas encore ouvert les yeux. Je suis encore dans mon dernier rêve. Aucune envie de le quitter. Je m'’y baigne encore et encore.

Une prairie au milieu de partout (pourquoi dit-on toujours de nulle part ?), l'’herbe est d’'un vert tendre reposant, quelques coquelicots çà et là parsèment mon champ de vision de quelques touches de rouge orangé.

Nous sommes assis au pied de cet arbre qui est devenu le nôtre au fil des jours, des mois, des années. Ta tête repose sur mes genoux, mes doigts dans ta chevelure châtain, coupée court, ne se lassent pas de sa douceur. Tes yeux mi-clos laissent voir un éclat de bonheur qui réchauffe mon cœoeur.

Tes mains croisées sur ta poitrine tiennent la mienne avant qu'’elle ne s’aventure entre les boutons de ta chemise. J’'aime tant toucher ta peau, simplement la frôler puis me poser pour une caresse du plaisir du moment. Tu le sais et tu ne m'’en empêches que pour mieux apprécier cet instant où tu t’'offriras.

Tes jambes musclées sont habillées d’'un jean légèrement délavé dont la longueur cache tes chaussettes. Je sais lesquelles tu as mises, car je t’'ai observé t'’habiller comme tous les jours. Je sais que cela te gêne toujours un peu, mais je ne peux m’'en empêcher. Je me demande à chaque fois comment je peux avoir cette chance que tu partages ma vie. Tes pieds chaussés sportivement sont croisés. Je remarque la boucle de ton lacet droit qui est un peu plus tirée que l’'autre, le laçage, un peu sali par nos promenades quotidiennes dans cette campagne où nous avons décidé de nous exiler quelques temps pour nous ressourcer après toutes ces années de labeur pendant lesquelles nous n'’avons jamais pris le temps de vivre notre couple.

Je laisse ma tête aller en arrière et s'’appuyer sur le tronc. Je respire à plein poumon l’'air tiède de cette belle après-midi. Je ferme les yeux. Je savoure chaque seconde qui nous uni comme un cadeau que je n’'aurais jamais cru vivre un jour. Que serait l'’amour sans la passion ? Sans cette folie qui nous enflamme, nous enfièvre, nous emmène dans un monde que nous seuls partageons.

Une musique vient charmer mes oreilles et me ramène lentement à la réalité. Il est temps de se lever, une nouvelle journée commence.

Ce rêve, un jour, je le vivrais avec toi !

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