Les fantaisies de la Sirène

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Murmures d'un coquillage

Coquillage par une mouette abandonné

Que de voyages pourrais-tu raconter ?

Des coques de bateaux devant toi passées

Aux doigts agiles et tendres qui t'’ont ramassé.

De tes impuretés, tu fus nettoyé

Pour maintenant aux regards être exposé

Sont-ce des secrets en toi recelés,

Ou des moments sous les cieux partagés ?

Laisse ma muse par ses mots murmurés

Une belle histoire vécue, par mon âme imaginée.

Il était une fois une princesse de Cornouaille

Qui musardait de-ci de-là dans les broussailles,

Quand au détour d'’un chemin, elle aperçut une plage

Et, mélancolique, laissa son regard s'’évader vers le large.

L'’ombre lointaine d'’un navire, toutes voiles carguées

Sur l’'horizon du soleil couchant du printemps se dessinait.

S'’avançant à petits pas sur le sable fin d'’une démarche de reine

Elle heurta du bout de son pied un objet qui affleurait à peine.

Se penchant pour découvrir ce qui l’'avait arrêtée

De ses doigts, elle dégagea une moule naufragée.

Lentement, dans sa paume elle l’a fit tourner

Afin de bien observer chacun des côtés.

De son pouce, elle ôta les indélicats qui s'’y étaient collés

Afin de faire resplendir cette merveille délaissée.

Un grand sourire sur son visage se dessina

Lorsqu’'elle reconnu la coquille de ce mollusque là.

Son regard ne l’avait-il pas déjà observé

Sur le bâbord d'’un voilier au port attaché ?

Lentement sa tête, elle releva, offrant son visage aux cieux

Ah, comme il était bon de se sentir deux !

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