Les fantaisies de la Sirène

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mardi 5 juillet 2011

Histoire d'Amour

Parfois la réalité sort des rêves et nous rejoint dans la vie quotidienne :
 
Un soir j’'ai rêvé de toi.

Depuis, chaque nuit tu t'’introduis dans mes rêves.
Avec toi, je voyage dans des pays lointains, des contrées sauvages et inhabitées. De grands oiseaux aux plumes multicolores enchantent nos promenades lorsque nous parcourons les vastes plaines giboyeuses. Des troupeaux de bêtes à l’'épaisse fourrure brune traversent devant les sabots de nos chevaux. De grands arbres apportent ombre protectrice des rayons du soleil et abri douillet pour notre repos nocturne.

Sors de mes rêves, viens me rejoindre dans ma vie quotidienne.
 
Pour toi : Je serais chaude pour réchauffer tes hivers, claire pour éclairer tes printemps, lumineuse pour bronzer tes étés et douce comme la brise de tes automnes. Je serais une perle de sueur et je coulerais sur ton front, lorsque tu essaierais de m'essuyer je me glisserais sur ton nez et lorsqu'agacé tu me prendrais du bout des doigts, je me laisserais glisser sur tes lèvres.
Je serais une jolie chatte blanche très douce aux ongles rentrés pour ne pas blesser, je miaulerais de plaisir sous les caresses, ronronnerais de contentement sous les doigts qui tendrement me grattouilleraient les oreilles.
Je serais une mèche de tes cheveux, je m’'échapperais de ta tignasse et je sourirais lorsque chatouillé tu me repousserais, mais indomptable je reviendrais à ma place.
Je serais le Nil et je coulerais dans ces plaines riches des souvenirs des civilisations antiques.
Je me réchaufferais au soleil de Râ et me jetterais dans la Méditerranée pour parcourir le vaste monde en passant entre les colonnes d'Hercule.

Je serais la fée de ton logis. D'un coup de baguette, des brassées de bonheur empliraient tes vases, des bûches de passion éternelle se consumeraient dans l'âtre de ta cheminée, des délices sucrés de toutes les contrées s'étaleraient sur la table de ta cuisine, des draps de désirs recouvriraient ton lit, des rideaux d'intimité orneraient tes fenêtres.
Je viendrais la nuit vêtue de mes plus beaux atours de dentelle et de soie dévoilant les courbes harmonieuses de mon corps pour enjoliver tes rêves de douceur et de tendresse.
 
A mes appels tu as répondu, tu es venu et nous ne faisons plus qu'’un désormais.

lundi 31 janvier 2011

La vie, la mort et l'amour ...

Courir encore et encore après la vie, n’est-ce pas se rapprocher encore plus vite de la mort ?

Assis !

Pose-toi !

Respire !

Ferme les yeux et imagine ….

Ton corps ne pèse plus rien,

Tes douleurs s'’estompent,

Tes soucis s’'évanouissent,

Laisse tes pensées errer et trouver le fil qui te guidera vers un havre de paix, de douceur et de chaleur. Ton âme s'’y promène, crée au gré de ton envie des instants de bonheur et doucement se ressource.

Respire !

Ouvre les yeux !

Lève-toi !

Reprends ta plume, laisse tes doigts la guider sur la page blanche, observe les courbes des lettres, leurs arrondis et leurs flèches s’'élançant vers un autre monde, un monde imaginaire mais que tu rendras réel au fil des lignes qui, peu à peu, noircissent le papier.

Sens le vent dans tes cheveux, l’'odeur salée de l'’océan sur ta peau, le sable sous tes pieds, arpente la plage, les yeux mi-clos, laisse un sourire se dessiner sur tes lèvres, puis, lentement tourne la tête, plonge ton regard dans le sien et balaie ses interrogations sur l'’avenir.

A tes côtés je suis, à tes côtés je resterais

samedi 10 avril 2010

Amour et Acquit

Il est des hommes qui sont prêts à tout pour conquérir et ensuite … posent leur acquit dans le décor de leur quotidien et le laissent prendre la poussière. Il est tellement plus facile de passer devant chaque jour, dire les mêmes mots qui, peu à peu, perdent leur éclat car aucune attention particulière, unique ne vient les faire briller.

Pourquoi s'’arrêter et d'’un souffle attentif, ôter le poids de l'’habitude pour le regarder s'’alléger et s’'éclairer de mille feux pour vous ?

Pourquoi se remettre en question quand les grains de sable crissent de plus en plus nombreux sous vos pas sur le chemin de l'’avenir puisqu’'après tout, si vous n’êtes pas accepté comme vous êtes c’'est que vous n'’êtes pas aimé à votre juste valeur?

Pourquoi se fatiguer à construire une vie à deux différente et enrichissante quand il suffit simplement de se laisser emporter par du vent, choisir la seule satisfaction de ses besoins physiques et fermer la porte au plaisir de la jouissance de l'’intelligence partagée ?

Il est tellement plus facile de descendre que de monter.

Et pourtant, il est des hommes qui sont prêts à tout pour conquérir et ensuite … choisissent avec soin l’'écrin dans lequel il le dépose délicatement. Chaque jour, ils renouvellent leurs mots, réaménage le nid de soie et de douceur, observent chaque détail, chaque mouvement, n’'oublient aucune parole.

Ils recherchent sans cesse de nouveaux moyens de faire briller l'’éclat de la passion sans laquelle ils ne savent plus vivre. Ils y boivent comme des assoiffés à une oasis après un long parcours dans le désert des sentiments non partagés.

Ils deviennent un peu possessifs, guettent le froncement de sourcil pour en connaître les limites et font attention à tisser des liens aussi légers qu'’une toile d’araignée, aussi aériens qu'’une plume et aussi durables que leur amour.

Ils ont choisi de bâtir un duo qui sera le leur, acceptent les difficultés des remises en question et cherchent encore et toujours à maintenir l'’équilibre afin d’être eux-mêmes tout en étant deux.

Qui a tort, qui a raison ?

Personne, simplement il faut choisir entre n'’être rien avec quelqu'’un quelconque et se sentir quelqu'’un avec le pétillement de la féminité.

mardi 23 mars 2010

Silence Fraternel

Il n'’y a pas de sentiment dans l'’indifférence

Aucun lien ne se construit dans le silence

C’'est une arme redoutable

Que je fuis car elle m'’est insupportable.

Tu as une soeœur occupe toi d'’elle

Elle en a grand besoin, elle.

Moi le vide j’'en ai l'’habitude

'J’ai toujours connu la solitude.

J’'ai cru que tu le comblerais

Mais une fois encore je me suis trompée.

Pour toi je ne suis qu'’un diable

Qui s’'est invité à ta table.

Pourtant de par le monde entier

Des témoignages de soutien et d’'amitié

Je reçois dans ma boîte chaque jour

M’'encourageant à vivre cet amour.

D'’aucun aimerait bien

Avec moi avoir ce lien

De toi, il envie

Ce que j’ai écrit :

De mon écriture être le gardien.

Vole dragon blanc emmène avec toi mes mots de souffrance et au plus haut dans le ciel, lâche la feuille, souffle ton plus beau feu et brûle les, afin que jamais il ne les lise. Mon amour fraternel de demie-sœoeur ne pourrait supporter la douleur que ces vers lui infligeraient.

lundi 15 mars 2010

Volcan de la Passion

Notes de musique échappées

Posées sur ma peau dorée

Lentement vous m'’effleurez.

Tonalités émises par ta voix éraillée

Allègrement vous vous envolez

Doucement vous me pénétrez.

Fibres de mon corps agacées

Au rythme des accords joués

Tendrement vous frémissez.

Jeux de tes doigts affamés

Sur tout mon être enflammé

Ardemment vous caressez.

Volcan endormi dans la nuit étoilée

Par ton brûlant désir, réveillé

Passionnément aimes moi !

vendredi 12 février 2010

Insoumise

Insoumise, sauvage et rebelle,

La liberté te donne des ailes.

Que l’'on veuille t’'attacher :

Tu secoues ta crinière argentée

Durcit ton regard bleu azur

Cache ton âme derrière une armure,

Puis, tu maquilles tes lèvres d’'un sourire entendu

Tournes les talons et empruntes d’'autres rues.

Que l’'on veuille t’'enfermer

Dans une tour d’'ivoire isolée

Tranquillement tu préviens l’'exclusif

Attention à son côté égoïste. 

Mais s’'il se croit le plus fort

A te manipuler, il a tort.

Car tu maquilles tes lèvres d’'un sourire entendu

Tournes les talons et empruntes d'’autres rues.

Que l’'on veuille te séduire

Tu observes prête à t’'enfuir.

Savoir t’'approcher, se montrer, s'’ouvrir

Avoir la patience d’'attendre ton sourire

Qui annonce ton désir de continuer

Avec un espoir d’'éternité.

Alors tu maquilles tes lèvres d’'un sourire inconnu

Claques les talons et empruntes sa rue.

mardi 15 décembre 2009

Tête à Tête

Un déjeuner dans un petit coin de campagne.

L'eau d'une rivière qui coule tranquillement entre deux berges verdies de mousse.

Deux amoureux . . . . des mots.

L'arôme d'un café leur chatouille les narines et sur un coin de nappe, les lignes se suivent :

Quand l'amour qui brûle dans ton coeur

Eclaire tes yeux d'une tendre lueur,

Mon âme s'emplit d'une douce sérénité

Aux douces senteurs d'éternité.

Nos regards échangent en silence les mots

Qui font vibrer nos jours et nos nuits

Effaçant notre passé d'un coup de pinceau

Nos iris se peignent un tout nouveau paradis. 

La couronne de l'iris s'agrandit,

Au même rythme que celui de notre envie.

Sa couleur change au gré du plaisir

Qui, comme à chaque étreinte, va nous réunir.

Le feu de la passion nous pousse à l'unisson,

Vers le même rythme, la même fusion

Emporté par notre élan,

Nous sommes au firmament.

Happés par la frénésie de nos corps,

Notre amour prend son plus bel essor.

jeudi 17 septembre 2009

Réalité

réalité

Je ne suis pas la femme du boulanger,
Tu n’'es pas un marin de passage.
Je conjugue différemment le verbe aimer,
Tu me fais bâtir sur de nouveaux rivages.

Quand la mort a emporté une partie de moi,
Inlassablement tu as joué l’'espoir et l’'éternité.
Tes mains n’'omettant aucune parcelle de moi
Pour que l’'automne disparaisse devant l’été.

Sous le ciel étoilé, nos deux corps enlacés,
Découvrent un nouvel univers passionné.
Mes vocalises découvrent d’'autres gammes
Lorsqu’'alanguie dans tes bras je me pâme.
La nuit laissant place à une nouvelle journée,

Tu n'’omets aucuns petits détails quotidiens
Afin que mon coeœur, par tes attentions renouvelées,
Se réchauffe doucement au creux de tes mains.
Alors peu importe, ce que les gens pensent de nous,
Peu importe, les petits maux et les tracasseries,

Quand nos bras se resserrent autour de nous,
Nos âmes hurlent leur joie d’être en vie.

Vous qui avez lu ces lignes, essayez de les relire sur la musique qui les a guidées au bout de mes doigts :Sarah RIANI : Confidences : http://www.youtube.com/watch?v=ykRixGgTJu8

jeudi 20 août 2009

Musique d'amour

Tes mots sont comme un mouchoir que tu poses délicatement sur mes maux.
De leur parfum, ils embaument agréablement les odeurs des marais de mon passé,
De leur couleur, ils irisent les souvenirs des instants glacés de solitude,
De leur musique, doux froissement entre tes lèvres, ils m’entrainent vers un avenir heureux.

Comme des cadeaux étincelants d’'amour, poussés par le souffle de la passion.
Tu me les offres chaque jour sans jamais faiblir, chaque nuit sans fatiguer,
Quand les démons quittent mon inconscient et altèrent mes perceptions,
Enveloppée par la chaleur protectrice de tes bras, ils me ramènent vers la lumière de ton cœoeur.

Ta voix modulée par les vibrations de tes sentiments intensifie leur portée.
L’'ardeur de ta volonté tendue vers un seul but, mon bonheur, notre bonheur,
Est le fil conducteur du couple que le destin a décidé de former pour nous accompagner dans les années à venir.


Vous qui avez lu ces lignes, essayez de les relire sur la musique qui les a guidées au bout de mes doigts : Gérald de Palmas : "Au bord de l'eau" http://www.youtube.com/watch?v=Z8_xIiEuwHg&feature=fvst

vendredi 14 août 2009

Déclaration

Par un matin clair
Seuls et solitaires
Le destin complice et taquin
A croisé nos chemins.
Par une journée
Belle et ensoleillée
Avec des mots enchanteurs
Tu as conquis mon cœoeur.
Par une chaude soirée
Une alchimie s’'est créée
Nos âmes se sont reconnues
A moi tu es venu.
Par une nuit étoilée
Nos corps se sont mêlés
Pour un moment de passion
Nos coeœurs à l’abandon.
Par un matin clair
Ensemble et pair
Le destin coquin et malin
A croisé nos mains.
Vous qui avez lu ces lignes, essayez de les relire sur la musique qui les a guidées au bout de mes doigts : Lettre à Elise : http://www.youtube.com/watch?v=H73_d_u6yN4

jeudi 23 juillet 2009

Coeur en attente

Comme une adolescente, de toi je me languis,
Pour un lointain voyage, au sud de notre beau pays
Pour quelques jours seulement, te voilà parti.
Pourquoi ces soupirs s’'échappent-ils sans arrêt
De mes lèvres, qui aimeraient tant connaître tes baisers
Leur douceur et leur ardeur passionnée
Qui dans tes poèmes transparait ?
Mes pensées s’'évadent si souvent vers toi mon aimé
Les rayons du soleil ont perdu leur beauté
La chaleur de ton coeœur manque à mes journées
Mes nuits ne sont qu’'attentes esseulées
Reviens-moi, charmes moi encore et toujours
 Afin que pour l'’éternité dure notre amour.


mercredi 22 juillet 2009

Déraison de l'amour

Tu m’'as dit : « Il est raide dingue de toi ! »

Je t’'ai répondu : « Mais pourquoi moi ? »

Y-a-t-il une raison à l’'amour ? 

Quand il surgit sans détour 

A l’'aube d’'une quarantaine d’années 

A naviguer dans des eaux sans éternité.

Y-a-t-il une raison à la passion ? 

Quand elle surgit dans une vibration 

Au zénith d’'une rencontre fortuite 

A plonger dans des profondeurs sans suite.

Y-a-t-il une raison à l’'abandon ? 

Quand il survient comme une éclosion 

Au crépuscule d’'une vie bien remplie 

A onduler dans des courants sans alibi.

Y-a-t-il une raison à l’'espoir ? 

Quand il survient comme une réaction 

Au soir d’'un parcours de douleurs

 A oublier la simple mélodie du bonheur.

Vous qui avez lu ces lignes, essayez de les relire sur la musique qui les a guidées au bout de mes doigts : "Nouveau Voyage" de Pascal Obispo et Baby Bash : http://www.youtube.com/watch?v=dEfJQxvsg5M

espoir

lundi 15 juin 2009

L'Aigle et l'Etourneau

Un aigle et un étourneau, quel étrange mariage… Pourquoi le roi des airs s’associe-t-il avec un volatile de basse extraction ?  Nul ne le sait,  pas même eux… L’étourneau  est admiratif devant l’éclat de ce phénix et nombreux sont ceux qui l’envient de partager ses jours avec  un si bel oiseau. Il est fier que sa modeste condition ait pu lui ouvrir  le cœur de ce noble animal. Quand l’aigle prend son essor, l’étourneau essaie de le suivre dans son ascension. Hélas, il n’a pas la constitution ni même le courage de voler si haut. Il n’a pas les moyens de ses ambitions et rapidement il doit déclarer forfait. Il contemple donc les magnifiques figures aériennes qu’exécute ce grand oiseau et l’envie d’une telle facilité. Quelquefois, en plein milieu de ses extraordinaires évolutions, le grand aigle, las, se rappelle combien sa vie est morne avec ce petit volatile qui le mime sans pour autant l’égaler. Il replie alors ses ailes et  amorce un piqué. L’étourneau s’affole et vient à ses cotés voir ce qui provoque sa chute si rapide. Il  essaie de lui montrer à quel point il est grand, admirable et persuade l’aigle de rouvrir ses ailes… Plusieurs fois déjà, l’étourneau réussit à rendre confiance à son partenaire sur l’avenir. Mais c’était de plus en plus difficile pour lui de trouver les bons arguments. L’aigle répondait que lui seul percevait sa grâce, que ses sentiments amoureux obscurcissaient son jugement et lui faisaient dire ces choses si merveilleuses  à  entendre, mais il l’écoutait avec bienveillance. Mais  le phénix  descendait de plus en plus bas à chaque fois. Pourtant, ce jour là, il ne trouvait pas d’arguments pour le convaincre et l’aigle continua à piquer vers le sol qui se rapprochait dangereusement. L’étourneau est désemparé et ne sais plus que faire : L’aigle n’entend plus ses paroles ou du moins ne veux plus y croire… Il désire briser ses ailes et renoncer à ses ballets aériens. Le sansonnet  persévère, crée un nid douillet et y  invite d’autres volatiles de tous bords à admirer les prouesses de son élu. L’aigle désorienté, devant l’admiration de ses congénères,  commence à penser qu’il peut y avoir une beauté et un talent dans sa façon de voler. Et plus le temps passe et plus les compliments affluent… Un, deux, cinq  témoignages gratifiants et l’aigle se lance dans une chorégraphie plus osée. « Encore, encore »  lui crie l’étourneau, les yeux pleins de joie. Et le grand oiseau de donner le meilleur de lui-même, de dépasser les limites  qu’il n’aurait jamais osé franchir avant.

Moment de bonheur absolu pour ces deux créatures.

Hélas le quotidien revient trop vite à la surface et l’euphorie s’estompe… L’étourneau continuera à soutenir l’aigle dans les moments difficiles pour que le bonheur toujours illumine leurs yeux. Et cela malgré vents et orages, qu’importe l’énergie qui lui faudra déployer.

Il l’aime et c’est à jamais.

Pour la Sirène par Sonasquil

La Sirène et le Rimailleur

Il était une fois un rimailleur breton, las du mauvais temps, désœuvré par manque de compagnie féminine, qui surfait sur les routes interplanétaires de la communication. Se cachant derrière son double comme au temps de son adolescence, il jeta une bouteille à la mer.

Une sirène méditerranéenne chevauchant joyeusement son dauphin, avide de tout ce que la vie apportait sur le chemin de son destin, aperçut le flacon, l'attrapa, en ôta le bouchon, retira le message et amusée par l'exercice de style qui se présentait y répondit.

Quelle ne fut pas leur surprise commune quand, par delà la distance, leurs cerveaux racontèrent l'un après l'autre la même histoire !

Ebahis par cette concordance de leurs esprits, ils décidèrent de poursuivre leur voyage côte à côte empruntant une voie à eux seuls réservée, ne pouvant accepter aucune interférence dans leur lien quasi télépathique.

La similitude ne s'arrêta pas à l'enchaînement de leurs âmes pour la construction d'un récit. Leurs goûts qu'ils soient musicaux, littéraires ou gastronomiques n'en sont que la partie visible de l'iceberg car au fil de leurs échanges écrits une amitié pure au-delà des paramètres habituels naquit.

Ils réveillèrent l'un dans l'autre de vieilles blessures, ils touchèrent du bout des doigts des cicatrices encore ouvertes, les observèrent, les comprenant et essayant de les caresser doucement, par des mots choisis, pour que la douleur s'estompe !

Un air de musique s'ingénie à revenir pendant leurs dialogues pour qu'ils n'oublient pas que le destin a croisé leurs chemins qu’ils doivent lui faire confiance et se laisser guider!

Ils ont conscience sans même se le dire de l'intensité cérébrale de leur relation, du rythme identique de leurs corps, de la nécessité pour l'un et l'autre de donner du temps au temps.

Une étincelle dans une forêt provoque un incendie désordonné qu'il faut éteindre sans retard. Une étincelle dans un tas de bûches bien ordonné, dans une cheminée solidement construite, donne un feu qui grandit sans cesse, réchauffe toujours, consume lentement sans douleur

Les jeux de l’amour et du hasard

Ou lorsque le hasard vous entraine à jouer au jeu de l’amour.

La vie est ainsi faite que bien souvent c’est lorsque l’on ne s’y attend pas qu’une partie vous est proposée. Vous êtes joueur et stratège, les échecs sont votre passion. Vous ne vouliez que discuter pour savoir qui se permettait de vous « remettre »ainsi à votre place après s’être incrustée dans une rubrique qui ne la concernait pas. De quoi voulait-elle donc parler ? Qui se cachait derrière ce pseudo et cette image  sensuelle de sirène alanguie. Votre curiosité titillée, vous lui avez adressé un message. Loin d’être effrayé par votre « culot » et votre audace de vous adresser aussi familièrement à elle, elle vous a répondu en osant vous taquiner ! Ces mots ont remué en vous, un coin de votre personnalité que vous ne pensiez jamais utiliser pour conquérir. Mais, au fil des phrases, elle a su comme une sirène, pénétrer dans votre âme, votre cœur. Pourtant à l’automne de votre vie, vous pensiez être blasé, tout connaître de la gente féminine, ses vérités et ses mensonges, ses visages et ses masques, ses sourires francs et ses mines de rien. Elle n’est pas une femme, elle est la femme, celle que vous ne pensiez jamais croiser sur le chemin de la vie, celle qui vous devine en regardant simplement votre photo ou au travers de vos demandes. Celle dont l’éthique de vie et des relations humaines rejoignent les vôtres au-delà de vos espérances. Seulement c’est avant tout une sauvageonne. Lorsqu’elle semble se courber devant votre volonté, c’est pour mieux contourner votre autorité naturelle, votre confiance en vous. Par une pirouette et un éclat de rire, elle vous montre qu’elle a deviné votre manège pour la mettre en échec et qu’elle ne s’est pas laissé prendre. A votre tour, vous riez aux éclats devant cette maligne qui, à chaque dérobade, vous donne envie de la prendre dans vos bras et de la faire succomber sous vos milliers de baisers. Inaccessible, cela vous a semblé un défi à la hauteur de votre ambition de joueur. Vous l’avez inconsciemment désignée comme votre dame blanche. Elle est protégée par deux pions blancs et accompagnée sur le chemin de ses jours et de ses nuits par son roi de cœur. Pour ne pas l’effaroucher et pouvoir ainsi l’approcher, vous, le fou noir, avait pénétré subrepticement dans  la tour blanche inoccupée et êtes devenu ainsi son garde du cœur.

Attente

A mon premier né,

Des mois à essayer,  à analyser les paramètres, à calculer le bon moment, à accepter la déception et à recommencer. Et puis un jour, un signe se précise, encore un examen, et la réponse enfin positive : « Madame, vous êtes enceinte de trois semaines. »

Le laborantin me l’a répété encore une fois, devant mes yeux écarquillés de surprise, il a cru à une mauvaise nouvelle sans doute. Mais, le sourire de bonheur qui s’est dessiné peu à peu sur mon visage l’a rassuré.

Instinctivement, ma main s’est posée sur mon ventre. Il n’était plus vide, la vie s’y développait par la magie de la nature.

Au fil des heures qui ont suivi, je me suis sentie peu à peu devenir différente, allégée d’un poids immense. Tout ce qui me paraissait insurmontable  était à portée de la main, simple, facile, aisé.

Je n’avais plus besoin de mettre à sonner mon réveil, mon corps s’en chargeait tout seul dès 6 heures du matin, et il se manifestait pendant près d’une heure. Epuisant, ne me laissant que deux mois de répit. Tout le monde me plaignait et y allait de ses conseils, de ses explications et de sa méthode infaillible. Moi, cela m’était indifférent, mon ventre s’arrondissait.

Si certaines se complaisent dans leur canapé, moi, tu me donnais des ailes.

Nous avons emménagé ta chambre, j’ai couru les magasins pour tout choisir soigneusement. Inlassablement, j’ai voulu tout préparer moi-même. J’ai cousu les rideaux, tricoté tes vêtements, crocheter ta couverture, décoré ton lit avec un voile blanc bordé de dentelle.

Mon tour de taille ne me permettait plus de conduire, qu’importe, la marche à pied me maintenait en forme, au grand dam de mon entourage. Mais, je savais que tu resterais jusqu’au bout.

Toi et moi, nous vivions cette gestation en parfaite symbiose. Il me suffisait de fermer les yeux, de plonger en moi vers toi, pour imaginer ton petit corps membre après membre. Quand tu bougeais, tout mon corps vibrait sous tes coups de pieds vigoureux. Je te caressais tendrement, te souriais, tu t’apaisais.

Vint le terme, ce fut très long et très pénible, sans doute n’avions-nous pas envie de se quitter déjà ?

Gouttelette de la vie

Il pleut. Il pleut dehors, mouillant la nature séchée par le vent et le soleil, humidifiant l’'atmosphère, gonflants les rus, inondant le lit des oueds, lavant les feuilles des arbres de la poussière, minuscules particules échappées des éléments alentours.

Il pleut dans ma vie, des instants répétés de trop nombreuses déceptions accumulées au fil du temps, de soupirs fugitifs de moments de bonheur gâchés, de rayons de soleil ternis par l’ombre de parallèles ne se rejoignant plus pour emprunter le même chemin, de pensées restées à l’'état d’ébauche sans jamais être réalisées par manque de volonté, de temps passé et dépassé sans agir.

Un nuage humide vient baigner mon iris, forme une gouttelette qui, un instant, repose au coin de mon œoeil, puis, lentement, coule sur ma joue laissant la trace d’'un sillon mouillé, mat et triste.

Tu t'’approches de moi, doucement, tu avances ta main, caresses mes cheveux. Ma tête se penche en avant, ton autre main qui s’'apprêtait à entourer ma taille pour me serrer contre toi reçoit cette larme qui venait de s’'arrêter au bord de mon menton, indécise de la direction à prendre. Tu la regardes comme un cadeau. Pourquoi ? Je ne comprends pas. Tes yeux croisent les miens, ils sourient. Dans mon regard, l'’interrogation remplace la mélancolie. Tu lèves ta main, ton poignet effectue un mouvement de rotation et la goutte guidée par l’'apesanteur, suit le chemin que tu lui traces. Elle repose bientôt au creux de ta paume. L’'éclat de tes yeux se reflète sur cette bulle et une myriade de couleurs irise sa surface.
Ton sourire s’'élargit devant l'’étonnement qui se peint peu à peu sur mon visage. Tes lèvres effleurent mon oreille et murmurent : « Souffle avec moi et cette gouttelette de chagrin se transformera en gouttelette de vie ». Ma bouche s’'entrouvre et esquisse l'’ombre d’un sourire. Le ton de ta voix, toi, me donnent envie d'’y croire, encore une fois… Alors, je mêle mon souffle au tien. La goutte s’'ébroue, ses couleurs scintillent, ses particules se séparent, tournent, s’'enroulent, se déroulent, s'’envolent les unes derrière les autres et par la magie des sentiments se transforment en jolies notes de musique, croches, doubles croches, trilles et ensemble se mettent à vibrer et à jouer la symphonie de l’'Amour unique, enchanteur, doux comme la caresse d’'un nuage dans le bleu du ciel de tes yeux, … tendre comme l'’effleurement de tes doigts sur ma joue, et mes yeux dans les tiens, j’'y crois !